Le Crépuscule des Dunes

11 Octobre 2011

Assez de pluie et de grisaille … j’ai pris une carte météo du Vietnam et cherché le soleil le plus proche. Si j’en crois la précision de la météo vietnamienne, qui est capable de synthétiser en un seule idéogramme le soleil, les nuages, la pluie et le vent, c’est à Mui Ne qu’il se trouve, le soleil. Alors, en route pour Mui Né !

Nous voici donc au sud du Vietnam, sur la côte est. En quelques minutes, nous avons troqué nos chaussures de marche et nos vestes de pluie contre tongs et maillots ! Allongée sur une plage de sable blanc déserte, j’essaie d’emmagasiner le maximum de vitamine B qu’il est humainement possible d’assimiler pendant que Fab se prend pour un dauphin dans les vagues turquoises. Après une après-midi à ce rythme, il faut bien avouer … que l’on recommencerait bien le lendemain ! Oui mais, pour ne pas se sentir trop coupable de ne rien faire, nous irons quand même voir les dunes de sable qui se sont formées à quelques dizaines de kilomètres des côtes, sorte d’étrangeté touristico-géologique qu’il se faut visiter aux aurores !

C’est donc à 4h30 que nous nous levons, nos esprits encore embrumés de cette nuit trop courte. La jeep de notre guide n’a pas de fenêtre et je frissonne tandis que la fraîcheur de la nuit vient chatouiller ma nuque. Dans l’aube bleutée, nous traversons les villages endormis sur une route de plus en plus chaotique qui se transforme en piste et se termine par un lac en crue … que notre chauffeur traverse, impassible. De l’autre côté de la rivière, les dunes, immobiles, que le vent vient caresser dans le silence du petit matin. Nous descendons de voiture, et après les explications laconiques du guide (« White Sand Dune – 30 minutes »), nous partons explorer les dunes. Mes premiers pas sont timides … C’est idiot, mais j’ose à peine fouler le sable encore vierge de toute traces. J’avance lentement, mon regard perdu dans les courbes parfaites façonnées par le vent. Peu à peu, le jour se lève. Une chape de nuages gris et bas envahit le ciel, la moiteur s’installe progressivement. La valse des touristes démarre et au loin, j’aperçois des futurs mariés en pleine séance photo, perdus au milieu des dunes dans leurs habits de noce.

De retour à notre jeep, et pour satisfaire notre appétit de touristes photographes, notre guide nous mène aux dunes rouges puis au village des pêcheurs, ponctuant le trajet d’explications toujours aussi brèves « Red Sand Dunes – 15 minutes » « Fishing Village – 15 minutes ». Dociles, nous nous laissons porter avec le sourire, même si une certaine frustration, celle de suivre le troupeau peut-être, nous envahit. Qu’importe, aujourd’hui c’est relâche. Et lorsque nous retournons à notre bungalow c’est pour attraper notre maillot et faire ce pourquoi nous sommes restés : s’allonger sur la plage sans scrupules, jouer avec les vagues et déguster des assiettes pleines de fruits exotiques !

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Fascinante Linh Phuoc

9 Octobre 2011

La France a ses clochers, le Vietnam, lui, a ses pagodes ! Chaque village en possède au moins une ; les plus anciennes ont près de 2 000 ans, les plus récentes, quelques années à peine. Souvent rebâties ou améliorées au fil du temps, elles jouent un rôle important dans la vie spirituelle de la population.

Parmi les 730 pagodes classées monuments historiques nationaux, il y a la pagode de Linh Phuoc de Trai Mat, à quelques kilomètres de Dalat. Ici, on est loin des temples traditionnels et même si l’ensemble du sanctuaire est dédié à Bouddha, le style est des plus … atypique ! Un immense dragon nous accueille, constitué de plus de 12,000 morceaux de verre provenant de bouteilles de bières, soigneusement découpés et assemblés, son corps serpentant jusque dans l’arrière-cour. Les couleurs et les formes, les personnages et les animaux imaginaires représentés sur le mur d’entrée captive mon regard qui ne sait déjà plus où porter. A l’intérieur du temple, dans la salle de prière, j’aperçois dans la pénombre une représentation de Bouddha en or, auréolé de néons multicolores … Intimidée, je m’avance et commence à distinguer les formes et les peintures à l’intérieur. Ce n’est pas vraiment beau, ce n’est pas moche non plus ! Indéfinissable ! C’est un style architectural que je ne connais pas, et je ne saurais dire si je l’aime ou non ! Mais la précision de l’assemblage de ces milliers de morceaux de verres et de porcelaine, les dragons aux couleurs chatoyantes qui s’entrelacent sur les piliers avant de s’enfuir vers l’étage supérieur, le labyrinthe de galeries qui s’enchevêtrent sous les toits, les divinités aux allures de super-héros qui veillent … tout cela me fascine. Ou peut-être suis-je hypnotisée par le gong régulier du moine qui rythme la méditation. Suis je restée une minute ou une heure à contempler toutes ces étrangetés ?

Plus loin, une cloche retentit et me ramène à la réalité. C’est Dai Hung Chung, une cloche de 4, 3 mètres de haut et de plus de 8500 kg sur laquelle chacun peut écrire son vœu et envoyer ses prières à Bouddha. Au pied de la tour de 7 étages dans laquelle elle réside, veille une armée de déesses identiques dont j’ignore le nom (que de lacunes !), immobiles et silencieuse. Leurs visages sereins, elles arborent un sourire énigmatique, la main gauche relevée, pouce et majeur associés. Un geste simple qui, je l’apprendrais plus tard représente la sagesse, l’intelligence et la patience. Un geste simple, multiplié à l’infini.

Dalat, l’éternel printemps ?

7 au 10 Octobre 2011

Nous avons fuit Hanoi et la mousson pour nous rendre sous des cieux, paraît-il, plus cléments. Direction le sud du Vietnam et Dalat, la ville de l’éternel printemps ! Manque de chance, ici aussi, il pleut ! Chaque jour, la météo est la même … il faut se lever tôt pour apercevoir le soleil, et puis les nuages qui remplissent peu à peu le ciel menacent, et finissent par déverser leur lot quotidien de pluie … à peu près à chaque fois à l’heure où nous décidons de partir en moto pour visiter les environs. Demi-tour, trempés, nous nous résignons alors à errer dans les rues, ou pour Fab, à faire un tour chez le barbier.

La ville est une destination touristique populaire pour les vietnamiens aisés. Le golf et les clubs aux néons multicolores contrastent avec la modestie des habitants de Dalat qui découvrent tout juste le code de la route ! Au centre de la ville, on construit ce qui semble être un immense complexe commercial … (peut-être le premier supermarché ?). Les taules ondulées, la boue et le bruit du chantier tutoient le marché et ses étals colorés sans que personne ne semble y prêter attention. Dans cette atmosphère, entre bourgeoisie décontractée et petite ville de campagne, je flâne sous un ciel menaçant pendant que Fab sirote des Nau-Da au café. Mon appareil à la main, tentant de voler quelques images du quotidien.

Sapa en Noir et Rouge …

L’attraction principale de Sapa, ce sont les ethnies environnantes qui peuplent les montagnes. Vêtues de tenues traditionnelles d’un autre temps, vivant dans de petites maisons de bois et cultivant le riz en terrasse, ces femmes et ces hommes semblent loin des considérations de notre époque ! Et pourtant, le tourisme a marqué de son empreinte toute la région. Tant et si bien que des circuits sont organisés depuis Sapa pour visiter chacun des villages regroupant une ethnie différente telle que les HMong Noirs ou les Zao Rouges. Pendant que les hommes travaillent aux champs, que les jeunes garçons font paître les buffles, les femmes et les jeunes filles exercent une toute autre activité. Elles harponnent les touristes, les suivant dès le début de la randonnée, ponctuant la visite de commentaires basiques en anglais du type :  » c’est une rizière, c’est une maison, c’est un buffle  » … et tentant inlassablement de vendre quelques sacs ou bijoux qu’elles ont confectionnés elle-même à l’aide de toile de chanvre indigo et de fils aux couleurs chatoyantes. Pas étonnant donc que, lors de notre première journée de visite, trois femmes nous aient pris en chasse, nous suivant pendant plus de deux heures, patientant tranquillement tandis que nous prenions des photos, tentant continuellement de marchander quelques sacoches, couvertures et autres bijoux qu’elles gardaient précieusement dans leurs hottes d’osier. A la question ‘Qu’est-ce que vous faîtes aujourd’hui ?’ Elles nous répondront, impassibles et avec le sourire : « Aujourd’hui, je te suis ! ». En riant de bon coeur, nous acceptions notre sort, nous étions les bons poissons de la journée !

Si le premier jour nous étions presque excédés par cette compagnie forcée, au fil des discussions avec Peter, notre ami du Corner Café, j’apprenais la dure réalité dans laquelle vivaient ces ethnies. J’apprenais le décalage entre la vie des champs, dans ces petits villages hors du temps, et la fièvre capitaliste dont est victime tout le reste du pays. J’apprenais la misère dans laquelle étaient laissés les Hmong Noirs tandis que l’Etat profitait, dans le plus grande indifférence, de la manne touristique qu’ils représentaient, taxant les villages à l’entrée, vendant des contrefaçons dans les rues de Sapa … concurrence déloyale ! J’apprenais aussi les ‘rafles’ dont étaient victimes, continuellement, les femmes Hmong qui vendaient leurs ouvrages à la sauvette. J’apprenais l’absence de contestation dans un pays où le parti unique dicte ses lois. J’apprenais la difficulté des enfants de s’intégrer dans les écoles vietnamiennes. J’apprenais le mépris dont étaient victimes ces femmes et ces enfants de la part du reste de la population vietnamienne.

Désarmée face à cette réalité, j’essayais de pallier à mon impuissance en faisant ce qu’un touriste occidental fait de mieux : acheter. J’achetais des souvenirs inutiles à ces marchandes enjouées (la consigne du dépliant de la ville de Sapa l’interdisant formellement), leur sourire, chaque jour plus chaleureux, me réchauffant un peu le cœur. Quand au jour de mon départ, je venais pour leur dire au revoir, elles tentaient une dernière fois de me vendre une énième pochette brodée. Désolée de refuser, elles me répondaient en riant : ‘Oh tu sais, c’était juste pour discuter un petit peu avec toi !’. 

L’Âme de Sapa

28 Septembre 2011

A plusieurs reprises, on nous avait dit : ‘N’allez pas à Sapa … c’est moche, c’est touristique, sans âme …’

Mais l’envie d’apercevoir le Fansipan, le sommet du Viet-Nam aura eu raison de toutes ces mises en garde ! Bien heureusement ! Car dès notre arrivée, nous étions séduits par cette petite ville aux allures de station de vacances, construite à flan de montagne. Ce jour-là, les sommets jouaient à cache-cache avec les nuages, les immeubles colorés se reflétaient dans le lac, et les vendeuses à la sauvette, en tenue traditionnelle, gardaient malgré nos refus polis, un sourire généreux ponctué d’or. Le temps de poser nos affaires dans une chambre humide sous les toits qui dominaient la ville, le soleil perçaient à travers les nuages, éclairant les rizières dorées sur l’autre versant, baignant notre chambre d’une lumière chaude, presque magique. Je savais alors que nous passerions sans doute quelques jours supplémentaires à Sapa !

Le soir, à l’heure de manger, nous nous étions fait une raison. Le tourisme de masse dictant les lois dans la ville, nous pensions inutile de partir à la recherche d’un de ces troquets de fortune auxquels nous étions maintenant habitués. Franchissant la porte d’un restaurant, nous commandions le menu, mal à l’aise au milieu des touristes fortunés dans nos tenus de baroudeurs. Maladroits avec nos fourchettes, nous regrettions déjà le Pho, la soupe traditionnelle vietnamienne que l’on avait pour habitude de manger sur le trottoir. Aussi, une fois le repas terminé (entrée-plat-dessert!), nous sommes repartis, désespérés, à la recherche d’un de ces petits cafés improvisés que nous aimions tant. Et c’est au détour d’un sombre escalier que nous l’avons trouvé, ce petit estaminet qui servait la Lao Cai, la bière locale : le Corner de Brother Peter. Soulagés et ravis, nous nous installions et amorcions une conversation avec notre voisin vietnamien, Thien. Tandis que des enfants se pressaient dans l’unique pièce du café, celui-ci tentait de nous vendre une visite guidée des villages alentours. Un autre jeune, qui venait de commencer à apprendre le français, s’exerçait sur nous. Il y avait chez ces jeunes un tel enthousiasme et une telle envie d’apprendre, que c’en était contagieux ! Aussi, lorsque Thien nous demanda assistance pour la leçon d’anglais du soir qu’il donnait -exceptionnellement – aux enfants des ethnies environnantes, nous avons tout de suite accepté ! Le lendemain, à la même heure, je donnais la classe à une bonne dizaine d’enfants attentifs et amusés, un moment de bonheur et de partage que Fabrice observait, amusé lui aussi !

Ainsi, nous avions trouvé notre point d’ancrage à Sapa, dans cette petite pièce exiguë, entassés au milieu des enfants Hmong. La journée, nous visitions les villages voisins en mobylette, découvrant les rizières en terrasses dorées par le soleil, les cascades et les villages traditionnels au temps des moissons ; le soir nous inventions des moyens de communiquer et de transmettre quelques mots d’anglais à ces enfants aux sourires infatigables. Peut-être était-ce là que résidait l’âme de Sapa !

Sur la Route de Meo Vac

26 Septembre 2011

La beauté de cette route nous avait tant séduite que nous avons décidé de la reprendre une seconde fois au lieu de fermer la boucle que nous avions initialement prévue. Et c’est ainsi qu’un matin, sous un soleil de plomb, nous entamions les 18 km de route de montagne qui nous séparaient de Meo Vac, au milieu de panoramas vertigineux. La chaleur écrasante, tout comme nos sacs à dos, nous faisait avancer d’un pas lent ; chaque nouvelle côte nous ralentissant un peu plus. Pour nous donner du courage, de jeunes enfants nous suivaient ou nous devançaient, intrigués par ces deux fous qui marchaient au lieu de prendre un xe-om. Des enfants souriants, il en sortait de partout : ceux qui gardaient les chèvres, qui menaient les buffles au pré, qui jouaient en bande entre les cailloux ou travaillaient dans les cultures clairsemées de rochers … chaque rencontre était l’occasion d’une halte et de quelques photos, de rires et d’échanges. Et même si le paysage tant espéré était bien loin de nos espérances, la faute à la chaleur qui avait enveloppé l’horizon d’un voile diffus, les rires des enfants que nous avons rencontrés sur cette petite route de montagne ont su colorer cette journée.

Jour de Marché à Dong Van

25 Septembre 2011

En arrivant au Viet Nam, je m’étais lancée un petit défi personnel : le portrait, au sens large. Après avoir photographié un nombre incommensurable de paysages grandioses, presque jusqu’à l’overdose, j’avais envie d’autres images … plus vivantes, moins figées, pleines d’émotions.

Un nouvel exercice, plutôt ardu, pour quelqu’un de timide comme moi. Aller vers l’autre, cet inconnu dont le visage vous interpelle, pour lui voler un regard et pénétrer son intimité. Certains sont peut-être à l’aise avec cela. Pas moi … peut-être qu’avec le temps et l’expérience, je changerai. Je n’en suis pas si sûre !

En théorie, il suffisait donc d’oser demander … et avec un sourire et un peu de chance, le sujet serait consentant. Même si l’on perdait en spontanéité, je me disais que je devrais bien en être capable.

Me voilà donc toute seule un dimanche matin, jour de marché à Dong Van, au milieu d’une foule de villageois affairés, l’appareil au poing, interdite !!! A cet instant, un énorme sentiment d’inutilité s’est emparé de moi ! Un sentiment de frustration aussi.

Car après quelques tentatives polies (ben oui, j’ai appris les bonnes manières) et quelques sourires, je devais me rendre à l’évidence. Les villageois des différentes ethnies environnantes ne voulaient tout simplement pas être pris en photo. Ils avaient le don de se tourner ou de cacher leurs visages au moment où j’appuyais sur le déclencheur, ou alors une personne se mettait volontairement entre moi et mon sujet …

J’avais pourtant tellement envie de capturer quelques uns des instants magiques qui défilaient devant mes yeux ! Mais je pouvais aussi comprendre la fierté de ces personnes, leur ressentiment face à cette occidentale, inconnue, qui se permettait de pénétrer leur intimité. Je ne devais pas être la première (ni la dernière) à Dong Van à vouloir les prendre en photo.

Que faire alors ? Respecter leur vie privée et repartir le boitier vide ? S’en ficher et continuer de les photographier jusqu’à obtenir ma propre satisfaction ? Le spectacle qui s’offrait à moi était bien trop beau pour que je renonce, et, sans doute un peu égoïstement, je choisissais un juste milieu, en suivant les conseils de Fabrice.

Patiemment, je tâchais de me faire oublier (ce qui n’est pas aisée quand on est la seule touriste occidentale), espérant que mes sujets finiraient pas s’accoutumer.

C’est ainsi que je me mêlais à la farandole de jeunes filles en fleur qui se pressaient au milieu des chiffons et autres dentelles. Attendant le moment propice, celui de l’émerveillement, de la réflexion, de la décision pour appuyer sur le déclencheur. La symphonie des couleurs et des matières étaient un plaisir pour les yeux et c’est bien évidemment là, au milieu des tissus que je me sentais le plus à l’aise.

Mais le marché ne se résumait pas aux seuls tissus et j’essayais donc de m’approcher un peu des bêtes : buffles, poules, chiens, porcs … C’était fantastique d’observer les hommes étudier le buffle, le jauger, le tâter et réfléchir … et discuter … partir, revenir et re-discuter ! Sans doute les hommes sur les marchés aux bestiaux de nos campagnes avaient été les mêmes ! Malheureusement pour moi, ici, c’était encore plus difficile de passer inaperçue (une intruse au milieu de tous ces conciliabules !). Furtivement, je me risquais à quelques photos et quittaient rapidement ces villageois, un peu frustrée, mais bien obligée de reconnaître que là n’était pas ma place.

J’allais des oiseaux aux poules, des cochons aux chiens, du cordonnier au rémouleur, des fruits aux légumes … J’errais au milieu d’un marché fantastique aux charmes d’antan, émerveillée de pouvoir observer de si près ces différentes ethnies.

Finalement, je retournais au chiffon pour admirer une dernière fois les jeunes filles fièrement endimanchées. Mon appareil dans son sac, je me régalais encore un peu de leur candeur et de leur innocence, me mélangeant à la foule des passantes.

Plus tard, en triant toutes mes photos, je découvrais avec délice quelques instants capturés, quelques images volées qui me rappelleront à jamais un jour de marché à Dong Van.